France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France O) rassemble chaque jour 1/3 des téléspectateurs devant ses programmes. Assurant une mission de service public, c'est donc de manière naturelle que le groupe participe à la nouvelle campagne de sensibilisation de la sécurité routière dont nous vous avons parlé dans notre article "La sécurité routière à la télévision. Une minute par jour".
32 programmes courts pour un total de 192 diffusions de « Comprendre la Route, C'est Pas Sorcier » vont être diffusés sur les chaînes du groupe du 30 août au 30 octobre 2010. Avec l’incontournable duo Fred et Jamy du magazine de la science et de la découverte C'est Pas Sorcier©, ces programmes ont pour but de sensibiliser de façon ludique et pédagogique l'ensemble des téléspectateurs à la sécurité routière.
À l’aide de croquis animés et d’un exemple concret, Jamy montre le temps nécessaire à l’élimination de l’alcool dans le sang. En moyenne, un individu élimine 0,15 g d’alcool par litre de sang en une heure mais cela dépend du poids, du sexe, de l’âge ou encore de son état de fatigue.
Avec des petites voitures, Jamy met en scène le danger de ne pas respecter la vitesse dans une zone limitée à 30 km/h. Calculs à l’appui, pour éviter un enfant qui surgit, il faut à un véhicule 13 mètres pour s’arrêter en urgence s’il route à 30 km/h, mais 28 mètres s’il est à 50 km/h.
Cette séquence fait l’inventaire des équipements de sécurité indispensables à un conducteur de deux-roues motorisé. À commencer par les gants qui sont les premiers « remparts » en cas de chute, le réflexe étant de tendre les mains. Jamy passe en revue les matières qui protègent le mieux.
Avec des flèches rouge et bleue, Jamy montre où et comment s’affrontent force centrifuge et adhérence des pneus à la route. Plus le virage est serré et la vitesse élevée, plus la force centrifuge pousse à une sortie de route. D’où la nécessité de ralentir avant de s’engager dans un virage.
En voiture, les stimulations visuelles et sonores provoquent une saturation du système nerveux. La vigilance baisse, les temps de réaction doublent. Apparaissent raideurs dans la nuque, douleurs dans le dos, fixité du regard qui doivent alerter le conducteur. Le seul remède consiste à s’arrêter toutes les 2 heures pendant au moins 15 minutes.
Un enfant doit toujours être attaché dans son siège auto. En cas de choc à 50 km/h, c’est exactement comme s’il faisait une chute du 4e étage ! Il est donc indispensable de veiller à cette protection, même sur les petits trajets quotidiens.
Dans ce programme, Fred et Jamy expliquent comment la présence d’alcool dans le cerveau perturbe son fonctionnement : baisse de la vigilance, temps de réaction augmentés, gestes moins précis… Voilà pourquoi, lorsqu’un conducteur dépasse la limite autorisée de 0,5 g d’alcool par litre de sang, il est moins maître de ses réactions.
Ce film met en évidence une loi physique : plus un conducteur roule vite, plus sa vision est altérée. À grande vitesse, l’attention du conducteur se focalise au centre de son champ de vision, les contours périphériques devenant plus flous. Le respect des limitations de vitesse n’en est que plus évident.
Le film explique avec un schéma comment l’intérieur d’un casque protège la tête et le cerveau d’un motocycliste des conséquences d’un choc. Lors d'une chute à 28 km/h, la tête subit une décélération brutale qui peut atteindre l’équivalent de 190 fois son poids normal. Il est donc indispensable que le casque soit à la bonne taille, attaché et en parfait état.
Un schéma permet d’expliquer que si un pneu manque d’air, il s’affaisse sur les côtés et se creuse au centre. La surface en contact avec la route, qui est normalement de la taille d’une carte postale, diminue. Le pneu perd son adhérence et s’échauffe jusqu’à l’éclatement.
Fred se demande pourquoi il faut ralentir à la vue des panneaux de signalisation annonçant un passage à niveau. Environ 1 kilomètre avant l’arrivée du train, les roues actionnent un interrupteur qui ferme le passage à niveau. Les sonneries retentissent, les barrières se baissent et le train arrive 10 secondes plus tard. L'attente pour l'automobiliste n'excède pas 1 minute.
Contrairement au téléphone tenu en main, l’usage d’un kit mains libres est autorisé au volant. Cependant, en cas d’accident, la responsabilité du conducteur, distrait par l’action de téléphoner en conduisant, peut être engagée. Plus la conversation est longue, plus l’automobiliste est distrait et plus ses réactions seront tardives, donc dangereuses.
Jamy montre comment les muscles contrôlant l’ouverture et la fermeture de la pupille et le mouvement des yeux dans leur orbite fonctionnent au ralenti sous l’effet de l’alcool. Le conducteur est plus facilement ébloui la nuit et son champ visuel est rétréci.
L’animateur explique comment le profil d’un véhicule est toujours étudié pour limiter au maximum sa résistance à l’air. Avec une charge trop lourde ou mal répartie sur le toit, l’aérodynamisme d’une voiture est modifié, ce qui peut entraîner un déséquilibre et une perte de contrôle.
Fred et Jamy expliquent que le pneu est conçu pour évacuer l’eau vers l’extérieur et maintenir le contact avec la route, afin de mieux se diriger et de freiner correctement. Si une voiture roule trop vite ou par temps de pluie, il se forme une pellicule d'eau entre le pneu et la route. L’adhérence à la route est ainsi moins bonne et il y a un risque de perte de contrôle.
Rouler plus vite que les limitations autorisées pour gagner du temps n’est jamais un bon calcul. C’est la démonstration de Fred et Jamy dans cette séquence. Sur une distance de 10 kilomètres, si le conducteur roule à 60 km/h au lieu des 50 réglementaires, il gagnera à peine 2 petites minutes.
Ce film montre les effets du cannabis sur le système nerveux du conducteur : perceptions sensorielles modifiées, mauvaise coordination des mouvements. Ses réflexes deviennent plus lents, sa vigilance diminue.
Les deux présentateurs s’interrogent sur la mauvaise visibilité des deux-roues motorisés sur la route en cause dans la majorité des accidents impliquant voiture et deux-roues. Les deux-roues sont plus petits, ce qui les rend invisibles lorsqu’ils sont dans l’angle mort du conducteur. Les automobilistes ont plus de difficultés à évaluer leur distance et leur vitesse de rapprochement.
Pour Jamy, l’éthylotest chimique ne peut pas mentir. Une fois passé dans le sang, l’alcool est présent dans l’air que l’on souffle dans l’éthylotest. Cet appareil de contrôle est composé de cristaux jaunes qui, au contact de molécules d’alcool, virent au vert.
Les animateurs mesurent le danger qu’il y a à écrire un SMS en roulant. Si un automobiliste détourne le regard de la route pendant 3 secondes alors que son véhicule roule à 90 km/h, il va parcourir 75 mètres au cours desquels il sera incapable de réagir en cas de danger.
Un bon éclairage exige que les phares portent de 30 à 45 mètres. Si les lanternes sont réglées trop bas, le véhicule n’éclaire pas la route de manière suffisante. En revanche, si elles éclairent trop haut, par exemple lorsque le véhicule est chargé à l’arrière, les conducteurs croisés sont éblouis.
Comme le démontre Jamy, la vitesse augmente les distances de freinage. Tout véhicule qui se déplace emmagasine de l’énergie cinétique qu’il doit restituer pour s’arrêter selon une formule connue (moitié de la masse du véhicule x vitesse au carré).
Le saviez-vous ? Des pictogrammes sur les boîtes de médicaments indiquent toujours les effets négatifs de certains d’entre eux sur la conduite : endormissement, diminution des réflexes, ralentissement de la motricité et des mouvements, etc.
Le manque de sommeil ou certaines maladies telles que l’apnée du sommeil peuvent être à l’origine de la somnolence. Un conducteur peut cumuler jusqu’à 6 minutes de micro-sommeil sur un trajet de 400 kilomètres. Bâillements, paupières lourdes, difficultés à rester concentré sont des signes qui doivent alerter. Une sieste d’environ une demi-heure suffit pour retrouver la forme.
Sur l’autoroute, les poids lourds ont tendance à se déporter naturellement sur la bande d’arrêt d’urgence. De plus, les camions ont l’habitude de rouler en file indienne pour réduire la prise au vent. Si un véhicule stationne sur la bande d’arrêt d’urgence, seul le premier poids lourd a le temps de se déporter, le second peut le frôler et parfois même le toucher. En cas d’arrêt sur la bande d’arrêt d’urgence, il faut donc se garer le plus à droite possible, allumer ses feux de détresse, mettre son gilet avant de sortir du véhicule et se réfugier avec l’ensemble des passagers derrière la glissière de sécurité.
Sur la route, les yeux doivent être partout. Comment le montre Jamy, une myopie évolue jusqu’à l’âge de 30 ans. Mal corrigée, elle empêche de bien distinguer les détails et d’identifier les dangers. D’où l’importance de faire contrôler régulièrement sa vue.
Sur la route, une distance minimum doit séparer deux véhicules qui se suivent. Sur l’autoroute, cela équivaut à deux bandes blanches. Cet écart indispensable représente 2 secondes, c’est le temps qu’il faut au minimum pour réagir quand un obstacle se présente. Il faut en effet 2 secondes pour que l’information détectée par les yeux et transmise au cerveau commande au pied la manœuvre de freinage. Pendant ce court laps de temps, la voiture continue d'avancer.
Quand un adulte met un 1/4 de seconde pour savoir si une voiture est à l’arrêt ou en circulation, il faut jusqu'à 4 secondes à un enfant. Même si un enfant peut apprendre les risques à partir de 3 ans, son cerveau mettra plus de temps à analyser toutes les situations.
Fred nous montre qu’une plage arrière encombrée gêne la visibilité du conducteur. Un simple sac peut devenir un véritable projectile. Alors qu’il pesait 4 kg à l’origine, un sac projeté continue sa course dans l’habitacle avec une force équivalente à 175 kg en cas de choc frontal. Il est donc préférable de ranger sacs et objets dans le coffre de la voiture.
Pourquoi les piétons et les deux-roues motorisés sont-ils des usagers vulnérables sur la route ? Les automobilistes ne les voient pas bien en raison de leur petite taille, mais aussi à cause des angles morts. Il faut donc être particulièrement vigilant lorsque l’on circule à deux-roues ou à pied, et surtout à proximité des camions et des bus.
Comme le montre Jamy, chaque limitation de vitesse est justifiée par la géométrie de la route. Courbure des virages, largeur de la route, toutes ces données ont une influence sur la tenue de route du véhicule. Si un virage est abordé à une vitesse trop élevée, le conducteur risque de perdre le contrôle de son véhicule.
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