Cela faisait 18 mois que les chiffres de la sécurité routière n'avaient pas été aussi catastrophiques. Les chiffres de l'insécurité routière sont accablants pour le mois de janvier 2011.
Brice HORTEFEUX, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, a déclaré jeudi 10 février 2010, lors de son déplacement à la gare de péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, qu'il ne fallait ni sous-estimer, ni surestimer ces résultats.
Ne pas les surestimer car en raison des conditions climatiques du mois de janvier 2010, les chiffres de la sécurité routière avaient été particulièrement bas. Ne pas les sous-estimer car cette hausse s'explique également par un "relâchement du comportement de certains conducteurs qui mettent, par leur irresponsabilité, tous les usagers de la route en danger."
Pour les associations de défense des victimes de la route, l'explication de cette forte hausse est assez claire. Elles voient une relation de cause à effet avec l'annonce prochaine de l'assouplissement du permis à points.
Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, a déclaré lors de différentes interventions à la radio :
« Nous payons l'offensive des casseurs du permis à points. Pendant des mois et des mois, les Français ont entendu qu'il fallait affaiblir le permis à points, oubliant que c'était un système efficace qui sauvait des vies. Et ils ont donc modifié leur comportement. On sait très bien que lorsque les comportements changent, c'est presque toujours le fait des gens qui se laissent aller concernant les limitations de vitesse. Rappelons un chiffre : 1 % de vitesse moyenne en plus, c'est 4% de tués en plus sur nos routes. »
« Vouloir diviser par deux la dissuasion du permis à points, c'est vouloir affaiblir un système qui a permis de sauver 25 000 vies dans notre pays. »
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Mortalité record sur les routes de France en janvier 2011.
Stage de récupération de points pour le permis de conduire. Stage de sensibilisation à la sécurité routière.