Le bilan de l'année 2012 concernant la sécurité routière.

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Chaque année, les chiffres de la sécurité routière font partie des données les plus attendues. La baisse de la mortalité sur les routes est toujours en enjeu capital, et le gouvernement actuel peut se féliciter d’une nouvelle baisse : après une année 2011 stable, cette année 2012 a en effet été marquée par une nouvelle diminution des morts sur la route. Retour en détails sur ces chiffres encourageants, mais qui laissent quand même apparaître quelques domaines où des efforts restent à fournir.

Tableau bilan de la sécurité routière 2012.

Des chiffres en baisse constante.

Depuis le début des années 2000, les chiffres de la mortalité routière ont été divisés par deux, alors même que le trafic a progressé. Tandis qu’on comptait jusqu’à 8 000 morts sur les routes en 2000, c’est en 2010 que la barre des moins de 4 000 morts a été symboliquement franchie.

Depuis, la sécurité routière a réussi à maintenir ce cap. Si l’année 2011 n’avait pas connu de baisse assez significative (3 963 personnes tuées, soit à peine 29 de moins qu’en 2010), l’année 2012 vient d’éclairer une nouvelle fois ce tableau avec une baisse de 8 %, soit 300 personnes de moins mortes sur les routes, pour un total de 3 645. Des chiffres prometteurs qui ne font pourtant pas oublier que le total reste assez élevé et qu’il peut encore être diminué.

Des jeunes toujours très touchés.

Tableau par tranches d'âges de la mortalité routière en 2012.

Malgré une baisse qui suit le rythme de la mortalité d’ensemble, les 18-24 ans sont toujours les plus exposés à la mortalité routière. Suivent derrière les 25-44 ans, du fait de leur mobilité, et car ils font partie de la tranche d’âge active. (21 % et 29 % des personnes tuées sur la route en 2012) Les 0-17 ans enregistrent quant à eux la plus forte baisse (-18 % depuis 2010). Enfin, la mortalité des 45 ans et plus continuent à se stabiliser depuis les quatre dernières années. Cependant, avec le vieillissement de la population, les chiffres de la mortalité routière pour les personnes de plus de 75 ans sera à surveiller.

Note supplémentaire : A noter qu’avec 76 % des décès, les hommes sont toujours les premières victimes de la route. Un chiffre stable, qui n’a jamais évolué depuis les années 2000.

Alcool, drogues, et vitesse.

Une grande part de la mortalité routière est toujours due à ces trois facteurs. En 2012, sur l’ensemble des accidents mortels, 31.6 % ont impliqué au moins un conducteur à l’alcoolémie positive, soit une légère hausse par rapport à 2011. Ce sont donc plus de 1 000 personnes décédées à cause de l’alcool au volant. Au niveau des stupéfiants, leur part dans les accidents mortels est en constante hausse depuis 2008. En 2012, ce sont près de 500 personnes qui seraient mortes à cause d’un accident impliquant un conducteur ayant fait usage de stupéfiants. Enfin, les forces de l’ordre ont rapporté qu’au moins 26 % des accidents mortels avaient pour cause identifiée une trop grande vitesse, la vitesse était par ailleurs un facteur aggravant des autres comportements à risque.

Ils restent donc encore du travail sur certains comportements pour améliorer les chiffres de la sécurité routière.

Les chiffres, en détail, par catégories.

Les véhicules légers.

La baisse de la mortalité des occupants de véhicules légers et de tourisme s’est surtout concentrée sur les quatre premiers mois de 2012 (-7 % par rapport à 2011). Le reste de l’année a été plutôt stable, avant une nouvelle baisse durant le mois de décembre, due aux épisodes neigeux qui ont entraîné un ralentissement du trafic routier.
En termes de chiffres (avec 177 vies préservées par rapport à 2011), c’est la catégorie qui présente les meilleurs résultats sur l’année.

Les motocyclistes.

L’utilisation de deux roues motorisés se faisant surtout durant les beaux jours, la baisse de la mortalité dans cette catégorie a eu lieu entre avril et octobre (-16 % par rapport à 2011). L’autre bonne nouvelle est la stabilisation des chiffres dans les deux périodes précédant et suivant celle-ci, même si les motocyclistes demeurent largement surexposés aux dangers de la route.

Les poids-lourds.

La baisse de la mortalité des conducteurs de poids-lourds est aussi un point fort des chiffres de cette année 2012 : avec -15 %, 57 morts et 10 vies épargnées par rapport à 2011, le niveau a à nouveau atteint les bons chiffres de 2009 (55 tués).

Il est aussi important de préciser que cette baisse a des conséquences notables sur les chiffres globaux : en effet, un accident impliquant un poids-lourd a toujours des effets marqués sur la mortalité (l’indice retenu est de 8 tués pour chaque accident mortel). Par conséquent, les 10 vies épargnées chez les conducteurs de poids-lourds en 2012 ont conduit à en sauver 80 autres dans les différentes catégories d’usagers.

Les piétons.

C’est surtout durant le premier semestre de 2012 que les chiffres concernant la mortalité des piétons se sont améliorés (-7.1 %). Au total, ce sont tout de même 482 piétons (contre 519 en 2011) qui ont trouvé la mort. (À noter qu’une légère hausse a eu lieu en décembre, explicable par la baisse significative de la période d’ensoleillement.)

Les cyclistes : toujours catégorie à risques.

Si une baisse de la mortalité a été enregistrée dans toutes les catégories d’usagers présents sur la route, les cyclistes sont la seule exception notable : avec une hausse de 10 % du nombre de morts, les cyclistes tués sur la route sont passés de 141 en 2011 à 155 en 2012.